Le
Parti de l’environnement relève
les
points positifs et les failles de la déclaration ministérielle
Le nouveau Parti
libanais de l’environnement (LEP) a formulé hier, dans un communiqué de presse,
plusieurs remarques sur les promesses de redressement de la situation
écologique évoquées dans la déclaration ministérielle du gouvernement présidé
par Fouad Siniora. Tout en rendant hommage au fait que cette déclaration ait
évoqué (pour la première fois) les problèmes écologiques dans un article séparé,
le LEP a espéré que ces nouvelles promesses ne « resteraient pas lettre morte
comme durant les mandats des gouvernements précédents ».
Le parti a toutefois relevé
certaines imprécisions, voire omissions, dans la déclaration ministérielle.
Selon lui, le nouveau cabinet aurait dû s’engager à mettre en application la
stratégie environnementale du ministère de l’Environnement, ou exiger qu’elle
soit définie par ce ministère si elle ne l’a pas encore été. D’autre part, le
LEP remarque que la déclaration accorde beaucoup d’importance au reboisement.
Or, le parti considère qu’il vaut mieux s’appliquer à protéger les forêts
existantes par la mise en place de programmes peu coûteux, « au lieu d’un
reboisement à grands frais et sans suivi valable ».
Par ailleurs, une omission importante
est relevée par le communiqué, celle relative au plan directeur des carrières qui n’a même
pas été évoqué
dans le texte de la déclaration. Le parti souligne qu’il est indispensable d’organiser ce secteur lucratif et de sortir du chaos.
Dans la déclaration également, la promesse de la mise
en place d’une stratégie nationale de traitement des déchets. Le LEP rappelle « l’échec des précédents plans nationaux, qui ne se basaient
que sur la recherche de nouveaux
sites de décharges ». Le LEP
demande, par conséquent, l’ouverture
d’une enquête sur ce qu’il considère comme « l’échec du plan d’urgence adopté par le gouvernement en 1997 et le gaspillage
de millions de dollars au fil des années
».
Enfin,
le LEP juge « encourageante
» la promesse du gouvernement d’appliquer les lois de protection de l’environnement. Il se pose toutefois en « observateur qui se réserve le droit de demander des comptes », soulignant qu’il fera parvenir
au ministère de l’Environnement ses suggestions portant sur les différents
l'orent le jour
Suzanne BAAKLINI